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Un peu d'histoire
Les premiers temps
Les pionniers
Joseph Nadeau et son épouseÀ l’époque où il n’y a pas encore de route, la région est très peu habitée. Quelques squatters américains, attirés par le gibier et la forêt, occupent des terres à l’embouchure de la rivière Bleue. En 1858, John Morrison est le premier à s’installer au lac Beau. Vers 1860, c'est au tour de Joseph Nadeau et sa famille, du Nouveau-Brunswick, de bâtir maison près du lac. Ils seront la première famille souche de Rivière-Bleue.
En 1881, 55 personnes sont déjà installées dans le secteur de la rivière Bleue. En 1887, l'ouverture de la route entre Notre-Dame-du-Lac et Saint-Eusèbe marque une première phase de croissance démographique. De nouveaux habitants arrivent cette fois du Témiscouata.
Le chemin de fer, moteur de développement
À partir de 1908, Rivière-Bleue connaît un second essor. Le prolongement de la route, entre Saint-Alexandre et Saint-Éleuthère jusqu’à Rivière-Bleue, ouvre une nouvelle voie de communication. Jusqu’en 1914, la construction du chemin de fer du Transcontinental attire de nombreux travailleurs ferroviaires. Ils sont plus de 500 à la fin de 1908.
Le train contribue à sortir la région de son isolement. Le village se développe au fur et à mesure que les nouveaux habitants arrivent. Ils sont attirés par les terres neuves à défricher et par les forêts vierges à exploiter.
Les familles s'installent
En 1913, la Blue River Lumber Co. Ltd. s’établit à Rivière-Bleue, à la jonction des rivières Bleue et Saint-François, des rivières à drave. Le moulin est l'un des plus importants du Témiscouata.
Des travailleurs de la Nouvelle-Angleterre, du Nouveau-Brunswick, de Kamouraska et du Témiscouata s'installent à Rivière-Bleue. Ils participent aux opérations forestières et au sciage. En 1914, on compte 53 nouvelles familles, 44 en 1915 et 60 en 1916.
Entre 1913 et 1916, la population passe de 400 à 1 200 Riverains.
De Saint-Joseph-de-la-Rivière-Bleue à Rivière-Bleue
Joseph HérouxLa municipalité de Saint-Joseph-de-la-Rivière-Bleue reçoit ses lettres patentes le 18 mai 1914. Le premier conseil siège le 28 décembre sous la présidence du maire Joseph Héroux.
L’érection canonique de la paroisse a lieu le 14 octobre de la même année et l’abbé Wilfrid Gauthier en devient le premier curé.
L’organisation civile progresse rapidement. Le service des postes, dès le début, les trottoirs de bois (1917), le téléphone (1920), l’aqueduc (1928), l’électrification (1945), le service incendie (1947) et le réseau d’égout (1953) témoignent du dynamisme de la communauté.
La vie sociale et culturelle n’est pas négligée. La salle paroissiale est érigée en 1923. Le cinéma muet, les troupes de théâtre, tant locale que métropolitaines, les combats de boxe et les soirées d’amateur font le bonheur des Riverains.
En 1920, des résidents demandent au gouvernement que le village et les rangs (paroisse) deviennent deux municipalités distinctes en raison de leurs besoins respectifs. Le 11 novembre 1920, la requête est acceptée. Cinquante-cinq années plus tard, les rangs s’étant largement dépeuplés, le mouvement s’inverse et les deux entités fusionnent le 30 avril 1975.
- Le patronyme de Saint-Joseph a été choisi en hommage à Joseph Nadeau, le premier habitant.
Diaporama 1
Diaporama 2
Lire aussi :
- Les premiers temps
- Le réseau ferroviaire du Transcontinental
- Les agents de station et la vie à la gare
- Le soutien de la foi
- L’éducation
- Vivre de la forêt
- L’indispensable agriculture
- Une tentative d’industrialisation : la fonderie BCL
- Alfred Lévesque, le bootlegger
- Une fameuse équipe : Les Invincibles de Rivière-Bleue







