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Un peu d'histoire
Les métiers du rail
En mars 1908, les ingénieurs et les arpenteurs sont les premiers sur le terrain afin de déterminer le meilleur tracé pour éviter les pentes fortes.
À l’été, la Compagnie Cavicchi & Pagano arrive sur les lieux. Cinq cents ouvriers, la plupart Italiens, sont à pied d’œuvre pour préparer le terrain et poser les rails. Ils sont répartis en deux camps, à Saint-Marc-du-Lac-Long et à Saint-Éleuthère.
L’entretien de la voie est assuré par « une gang » affectée aux gros travaux. Les hommes se déplacent à bord des wagons le long de la subdivision Glendyne qui va d’Edmundston à Monk. Un groupe de 4 à 5 « sectionnaires » assurent la surveillance et l’entretien quotidien de leur section d’environ 10 milles en se déplaçant en « pompeur » ou draisine.
La locomotive est servie par l’ingénieur, le chauffeur et le brakeman. Le conducteur est le chef du train : il décide des arrêts et des départs, contrôle les billets et communique avec les agents de station. Il est assisté par le bagage man et par son brakeman. La caboose, à l’arrière du train, sert de lieu de travail et de repos à cette équipe.
Pour tous ces hommes, l’anglais est la langue de travail.







